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Le temps de travail des éleveurs devient un probleme par rapport à l'installation des jeunes , et aussi la pérennité des exploitations. Face à une évolution globale du temps de travail en France, les éleveurs se posent légitimement la question sur leurs exploitations. Une des voies peut être le passage à la monotraite.
Depuis 2004, la station caprine Experimentale du Pradel teste cette possibilité sur ses 120 chèvres: un lot de 60 est trait le matin et l'autre lot, matin et soir. Les premiers résultats montrent une baisse de production de 16,7 % en moyenne sur la premiere moitié de lactation et 15,3 % en 2 ème moitié de lactation. Ce traitement ne semble pas entraîner de gêne ni de changement de comportement chez les animaux.
Le TB ne varie pas significativement et le TP augmente ( 1,3 et 1,9 g/kg en début et fin de lactation). La concentration en cellules somatiques ne varie pas sur l’ensemble du troupeau mais augmente considérablement chez les primipares en début de lactation (+178,7%), sans toutefois provoquer l’apparition de mammites ;
La composition des laits en caséines est modifiée mais cela affecte peu le rendement fromager.
En chèvrerie, la quantité d’aliments ingérée a été peu différente entre les deux lots alors qu’au pâturage, elle a semblé être plus faible dans le lot en monotraite.
La monotraite a conduit à un gain de temps de travail non négligeable (-1h/j en période de pâturage et -45 min en chèvrerie) et une diminution du temps d’astreinte sur la journée. Cependant, le temps de traite du matin a été rallongé.
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